À propos

Née à Mexico en 1980 Fernanda Sánchez-Paredes est une artiste photographe qui vit et travaille dans les Hautes-Pyrénées. Diplômée d’un Master en Beaux-Arts de l’Université nationale du Mexique, elle a débuté sa carrière comme photo-journaliste pour l’agence Cuartoscuro et ensuite elle a travaillé pendant huit ans à la restauration des archives du photographe mexicain Gabriel Figueroa. Elle a reçu la bourse Jeunes Créateurs du FONCA -Fonds National pour la Culture et les Arts au Mexique- 2006, la bourse de résidence de création au Banff Centre, Canada -2008 et la bourse Arts Appliquées pour faire des études à l’École nationale des arts décoratifs à Paris. Poursuivant son parcours artistique en France, elle s’est investie dans nombreux programmes de résidence d’artiste : au Lycée agricole de Chartres – 2017; au Lycée agricole de Venours/Rurart près de Poitiers – 2018; à Pollen, Monflanquin – 2019; aux Fours à Chaux en Suisse – 2019 et avec Traverse à Bagnères-de-Bigorre – 2020. Récemment elle a été sélectionnée pour réaliser une commande photographique initiée par VGA Val de Garonne Agglomération et Pollen, cette commande a été présentée dans le Lot-et-Garonne et sur les grilles du jardin public de Bordeaux en 2021.

Ce qui m’intéresse de la photographie c’est ce qu’elle tient de l’essai, d’une pratique à travers laquelle une personne apprend quelque chose de nouveau sur le monde ou sur elle-même. La photographie de Fernanda Sánchez-Paredes appartient à ce genre de l’essai. Son regard ne se complaît pas dans des lieux communs, ni n’impose une conviction cherchant à nous persuader. Chaque image nous est offerte comme le registre d’une découverte personnelle, comme le document d’une intuition localisée. J’aime penser que, lorsqu’elle a pris chacune de ces photos, Fernanda trouvait, avant tout, du plaisir dans cette émotion extatique qui survient avec la compréhension d’une signification nouvelle, avec le pressentiment d’un ordre. Que le registre de cet heureux processus soit partagé avec nous sous la forme d’une photo est presque secondaire.
Non seulement chaque photo est le témoignage d’une découverte, mais en plus, parmi la séquence de ses images, il est possible de débusquer un air de famille : ce qui y est montré est un certain type de découverte, une série d’intuitions liées, en chaîne.

LE PRESSENTIMENT D’UN ORDRE (extrait) Daniel Saldana Paris, écrivain

Traduction : Saga Esedín Rojo

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